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Comment le cannabis peut aider à surmonter un traumatisme

Unsplash | Will Cornfield

Soixante-dix pour cent. C’est le pourcentage approximatif de Canadiens qui seront exposés à au moins un événement traumatique au cours de leur vie.

De ce nombre, un sur dix souffrira d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Qu’est-ce que le TSPT?

Le TSPT était auparavant perçu comme une maladie propre au soldat, un résultat direct de l’expérience traumatique vécue à la guerre. Mais au fil des années, de nombreuses recherches en psychologie ont changé notre compréhension du traumatisme.  

Selon l’International Society for Traumatic Stress Studies, « les événements traumatiques sont des situations extrêmement choquantes et émotionnelles vécues lorsqu’une personne est confrontée à la mort, à la peur de mourir, à des blessures graves ou lorsque son intégrité physique a pu être menacée » (traduction libre).

Il n’est pas nécessaire d’être confronté directement à ces événements pour en subir l’impact négatif sur notre santé mentale. Être témoin d’un événement traumatique ou en entendre parler peut également déclencher un traumatisme par procuration dont les effets peuvent être durables. Les symptômes peuvent se manifester des mois ou des années plus tard.

Les symptômes du TSPT sont répertoriés en trois grandes classes :  

  • Revivre la scène traumatisante en souvenirs envahissants et récurrents, en « flashbacks » et en cauchemars.
  • L’engourdissement émotionnel et l’évitement des lieux, des gens et des activités qui rappellent le traumatisme. 
  • L’hypervigilance qui conduit à de la difficulté à dormir et à se concentrer, à de la nervosité, à de l’irritabilité et à de la colère.

Ces troubles peuvent aller de graves à débilitants, voire invalidants.

La science derrière l’efficacité du cannabis 

Lorsqu’il s’agit d’évaluer les bénéfices potentiels médicaux du cannabis, le TSPT est probablement le trouble le plus étudié dans la recherche. Il est d’ailleurs la maladie mentale concernée par un tiers des demandes liées à la consommation de cannabis à des fins médicales. 

De nombreuses études ont montré que l’utilisation du cannabis peut aider à réduire les symptômes liés au TSPT, mais ces résultats sont limitatifs. En effet, aucun essai clinique randomisé contrôlé n’a encore été mené à ce jour. Toutefois, une étude a été lancée pour mieux comprendre le rôle potentiel du cannabis dans le traitement du TSPT.

Cela dit, un groupe de chercheurs a déjà trouvé une piste, qui repose sur le système endocannabinoïde, concernant l’efficacité potentielle du cannabis dans la gestion ou le traitement du TSPT.

On sait que le système endocannabinoïde comprend des récepteurs cannabinoïdes qui sont présents dans le cerveau et dans le système nerveux. Ces récepteurs envoient des signaux qui peuvent influencer la modulation de la douleur, le stress, l’humeur et la mémoire, entre autres. Le moindre déséquilibre dans ce système affecte notre capacité à gérer et à vivre avec le traumatisme. 

Les chercheurs ont découvert que les personnes atteintes de TSPT présentent ce qu’on appelle une « déficience endocannabinoïde ».

Plus particulièrement, ils ont découvert que les personnes atteintes de TSPT, spécialement les femmes, présentent une concentration en anandamides, un récepteur cannabinoïde endogène qui altère la mémoire, beaucoup plus faible que les personnes qui ne vivent pas avec un TSPT. 

Cette déficience affecte également les récepteurs CB1. Dans un système endocannabinoïde équilibré, ces récepteurs modulent la peur et l’anxiété. En présence d’une déficience en anandamides, le procédé est perturbé, ce qui altère notre capacité à gérer les émotions négatives. 

Cela pourrait expliquer pourquoi il peut être difficile pour les personnes souffrant de TSPT d’oublier l’événement traumatique et de trouver un soulagement aux symptômes plus classiques du TSPT comme la peur et l’anxiété.

Bien que le lien de cause à effet ne soit pas tout à fait clair, l’étude suggère que le fait de recréer l’équilibre naturel du système endocannabinoïde pourrait s’avérer un premier pas dans la guérison d’un traumatisme.

Préoccupations

Utiliser le cannabis dans le traitement de la maladie mentale est encore un sujet controversé. Bien que de nombreuses études montrent des progrès dans ce domaine, d’autres révèlent encore des risques.

À titre d’exemple, on considère les personnes souffrant d’un TSPT comme une population vulnérable susceptible de développer un trouble de l’usage du cannabis. Des études transversales ont montré que chez les vétérans souffrant de TSPT, le trouble de l’usage du cannabis était associé à l’automutilation et au suicide.

Le cannabis est également accusé d’altérer les fonctions cognitives, ce qui peut se traduire par l’engourdissement et l’évitement des symptômes et empêcher un complet rétablissement.

Il existe aussi des risques de troubles psychotiques chez les patients avec des génotypes à haut risque.

Le mot de la fin ? 

Il n’y en a pas, pas encore. Au fur et à mesure que les recherches dans ce domaine évolueront, notre compréhension sur le fonctionnement du cannabis dans le traitement des traumatismes s’améliorera. Pour le moment, nous savons que le système endocannabinoïde joue un rôle et que son équilibre pourrait être la clé de la guérison. On ne peut toutefois pas ignorer certains facteurs de risque. Consultez toujours votre équipe médicale pour décider de la meilleure méthode de traitement.

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